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Cercle Jean Moulin ®

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Co-Président d'Honneur Daniel Cordier, Secrétaire Particulier de Jean Moulin, Hubert Faure, membre des 177 du Commando Kieffer, membre d'Honneur Suzanne Escoffier, petite cousine et filleule de Jean Moulin Association Mémorielle Patriotique et Républicaine. cercle.jean.moulin71@sfr.fr 07 81 34 85 48


Un soldat français tué en Afghanistan... et combien d'existences fracassées

Publié par cercle Jean Moulin sur 7 Août 2012, 18:38pm

Catégories : #In mémoriam, #République Patrie Nation France Révolution

VLADIMIR DE GMELINE

Un chasseur alpin français a été tué dans la province de Kapisa, mardi 7 août. Mais il y a tous ceux revenus sans blessure apparente, pourtant minés par l'anxiété, les cauchemars, la dépression ou les tentatives de suicide. Fracassés par une guerre qui ne dit pas son nom.

SEL AHMET/SIPA
SEL AHMET/SIPA
Un sous-officier français du 13e bataillon de chasseurs alpin de Chambéry a été tué dans la province de Kapisa, dans l'est de l'Afghanistan, mardi 7 août. Il était en opération avec l'armée afghane. Un autre soldat français a été blessé. Lui est «hors de danger», selon l'Elysée. François Hollande a exprimé sa «vive émotion» après ce décès qui porte à 88 le nombre de soldats français tués en Afghanistan depuis le début de l'intervention française et alliée dans ce pays, fin 2001.
 
Nous publions l'enquête de Vladimir de Gmeline, «Les soldats brisés de la guerre perdue», paru dans le magazine Marianne n° 791 daté du 16 au 22 juin 2012. Dans cet article, notre journaliste revenait sur les différents traumatismes liés au bourbier afghan et la difficile réacclimatation des soldats français rentrés au pays. 

Les soldats brisés de la guerre perdue : 
 
Il a des bras épais comme des cuisses, une voix grave et les cheveux toujours courts. Marc a 26 ans et des rêves d'aventure encore plein la tête. Il s'était engagé pour ça. L'action, les voyages, il en rêvait depuis l'adolescence. Mais l'armée, pour lui, c'est fini. La nuit, il ne dort plus. Il revoit les corps de ses copains, il sent l'odeur des cadavres, à en vomir.

Pendant deux ans, il s'est réveillé en sursaut, paniqué, cherchant l'interrupteur. Vite, de la lumière : «Je me suis mis à avoir peur du noir.» Il se souvient de cette progression en tête de colonne dans l'obscurité la plus absolue, après une journée de combats furieux sous un soleil de plomb, sans eau et manquant de munitions, des premiers blessés, hagards, des premiers morts, des pièges des talibans 
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