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Cercle Jean Moulin ®

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Co-Président d'Honneur Daniel Cordier, Secrétaire Particulier de Jean Moulin, Hubert Faure, membre des 177 du Commando Kieffer, membre d'Honneur Suzanne Escoffier, petite cousine et filleule de Jean Moulin Association Mémorielle Patriotique et Républicaine. cercle.jean.moulin71@sfr.fr 07 81 34 85 48


Premier combat, Jean Moulin

Publié par cercle Jean Moulin sur 7 Août 2012, 18:36pm

Catégories : #Jean Moulin

 J'avais acheté ce livre en allant visiter le Panthéon, et l'avais oublié dans ma bibliothèque jusqu'à ce que la lecture de Alias Caracalla le rappelle à mon souvenir.


Il s'agit d'un récit, par Jean Moulin, des quatre derniers jours des combats français, du 14 au 18 juin 1940. 

On y lit le récit des quelques jours et heures avant l'arrivée des allemands à Chartres, puis celui de leur installation. C'est sobre et factuel et ça se lit d'une seule traite.

On a presque envie de conceptualiser une banalité du bien, symétrique de la banalité du mal. Le bien consiste juste pour un préfet à être en poste quand tous sont partis, à veiller à ce que quelqu'un continue à fabriquer du pain, à assurer le couchage de réfugiés venus en nombre transiter à Chartres en route vers le sud...

On se remémore, en le lisant, les interrogations de Marc Bloch sur les causes de la défaite. L'armée n'a-t-elle pas trahi ? Par deux fois Jean Moulin croise des groupes de soldats prêts à en découdre mais désespérés de devoir sans cesse reculer sans jamais combattre.

On lit aussi le récit de quelques exactions de l'armée allemande - une femme de 83 ans fusillée sous les yeux de sa fille pour avoir protesté contre l'occupation de sa maison. On se rappelle la phrase de Jean-Marie le Pen qui trouvât l'occupation allemande "correcte", et on se convainc à jamais, s'il est nécessaire, que cet homme et son parti sont inspirés de doctrines intolérables.

Un dialogue presque surréaliste montre à quel point le combat était, dès juin 1940, idéologique.

Quelques nazis entendent faire signer à Jean Moulin une déclaration attestant que des tirailleurs sénégalais ont assassiné une famille (tuée, en réalité, par des bombardements) :

Jean Moulin : Quelles preuves avez-vous que les tirailleurs sénégalais sont passés exactement à l'endroit où vous avez découvert les cadavres ?

Le nazi : on a retrouvé du matériel abandonné par eux.

Jean Moulin : Je veux bien le croire. Mais en admettant que des troupes noires soient passées par là, comment arrivez-vous à prouver leur culpabilité ?

Le nazi : Aucun doute à ce sujet. Les victimes ont été examinées par des spécialistes allemands. Les violences qu'elles ont subies offrent tout
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