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Cercle Jean Moulin ®

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Co-Président d'Honneur Daniel Cordier, Secrétaire Particulier de Jean Moulin, Hubert Faure, membre des 177 du Commando Kieffer, membre d'Honneur Suzanne Escoffier, petite cousine et filleule de Jean Moulin Association Mémorielle Patriotique et Républicaine. cercle.jean.moulin71@sfr.fr 07 81 34 85 48


Olivier Ferrand, pressé de vivre

Publié par cercle Jean Moulin sur 5 Juillet 2012, 10:46am

Catégories : #République Patrie Nation France Révolution

"Honneur et Respect au Député de la Nation". Cercle Jean Moulin 

CLAUDE ASKOLOVITCH - JOURNALISTE

Olivier Ferrand, fondateur de Terra Nova et député socialiste, est mort samedi dernier. Claude Askolovitch a tenu à rendre hommage à celui qui était «incapable de s’accepter en porteur d’eau».

(Olivier Ferrand, en 2009 - FACELLY/SIPA)
(Olivier Ferrand, en 2009 - FACELLY/SIPA)
J’ai connu Olivier Ferrand jeune homme pressé, rageant devant un monde perclus de vieillards, et confit en habitude. C’était en 2003, 2004, quand les socialistes défaits se recroquevillaient sur leurs fiefs et leurs codes, s’interdisant de penser en attendant de perdre à nouveau. Olivier accusait l’époque: d’autres, avant, à son âge, de sa valeur, de moindre valeur, avaient eu leur chance, et des carrières protégées... Il n’était que conseiller, cheville ouvrière, compilateur de rapports, éclaireur, la tête pleine de savoir inutile, anonyme, inactif par force, le pouvoir si loin de lui... Olivier était amusant de frustration. Orgueilleux. Prétentieux même ? Il l’aurait été sans l’autodérision qui imprégnait son envie de destin ; et sans cette force qui l’habitait, rare: dans le monde factice de la politique, lui nourrissait sa hargne de convictions. C’est au nom de son savoir qu’il souffrait d’être marginal ; c’est parce qu’il appréhendait le vaste monde, parce qu’il tutoyait la fine fleur des think-tanks progressistes en Europe, qu’il souffrait, physiquement presque, des certitudes provinciales de ce PS qui l’ignorait. 

Il y a tant de Rastignac en politique, on finit par ne plus s’y arrêter. Celui-là était dense, et frais de ne rien masquer, et légitime à vouloir. Il était mauvais dans les tactiques de parti, louvoyant pour des riens, infichu de se choisir un maître médiocre  – il avait exploré l’Europe pour Jospin, défrichait ensui
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