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Cercle Jean Moulin ®

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Co-Président d'Honneur Daniel Cordier, Secrétaire Particulier de Jean Moulin, Hubert Faure, membre des 177 du Commando Kieffer, membre d'Honneur Suzanne Escoffier, petite cousine et filleule de Jean Moulin Association Mémorielle Patriotique et Républicaine. cercle.jean.moulin71@sfr.fr 07 81 34 85 48


La trajectoire des Républicains espagnols déportés de France

Publié par cercle Jean Moulin sur 3 Mars 2013, 15:20pm

Catégories : #Mémoire de La Résistance et de la Déportation

http://www.trianglebleu.org/

L’exil politique de 1939 est le plus important de l’histoire de l’Espagne. A la fin de la guerre déclenchée contre la République en 1936 par le général Franco, 450 000 personnes du camp républicain (militaires et civils, hommes, femmes et enfants) franchissent la frontière avec la France. Cet exode provoque un gros impact sur la société française, car il est politique, massif et précipité. Il se déroule sur deux mois, janvier et février 1939.

Ces Espagnols sont placés dans des camps (dits “de concentration” par l’historiographie espagnole et “d’internement” par une partie de l’historiographie française), les femmes et les enfants sont dispersés sur le territoire (sauf Paris) après être souvent passés par ces camps. Le plus connu est celui d’Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales). Les conditions de vie sont épouvantables. Ceux des Espagnols considérés comme “dangereux pour la sécurité nationale” sont enfermés dans la forteresse de Collioure.

Après des départs vers l’Amérique Latine (essentiellement le Mexique, également le Chili grâce à Pablo Neruda) et l’Union Soviétique, des retours en Espagne (souvent dramatiques), on estime à 250 000 le nombre d’Espagnols présents sur le sol français à la veille de la deuxième Guerre Mondiale. De nombreux prisonniers des camps sont intégrés dans les Compagnies de Travailleurs Etrangers (50 000). Ils constituent une main d’œuvre motivée par le combat antinazi. Lorsque la guerre éclate, ils sont sur la ligne de front à renforcer les installations militaires et les fortifications. Ainsi 12 000 Républicains espagnols sont aussitôt faits prisonniers par la Wermacht et envoyés dans des stalags.

Après l’Armistice signée par Pétain le 22 juin 1940, la conjoncture est la suivante : qualifiés de “Rouges espagnols” par les forces d’occupation et de collaboration, ils deviennent des “apatrides” ennemis du Reich, des indésirables pour le nouvel Etat français, des individus à éliminer pour l’Etat franquiste. Il s’ensuit la déportation massive ou des livraisons à l’Espagne comme celle de Lluis Companys, Président de la Generalitat de Catalogne, aussitôt fusillé à Barcelone en octobre 1940.

La première vague de déportation des Espagnols (deuxième moitié de 1940, premier trimestre de 1941) les concentre à Mauthausen (un peu plus de 7 000 dont 2 000 en réchapperont). On le surnommera “Le camp des Espagnols”. Ceux qui seront déportés après 1942 seront répartis dans différents camps du Reich, les femmes seront dirigées sur celui de Rawensbrück. D’autres Espagnols (15 000) seront utilisés au travail forcé sous la coupe allemande de l’Organisation Todt pour la construction de bases sous-marines et de fortifications sur l’Atlantique, d’autres encore (4 000) concentrés dans les îles de la Manche occupées par les Allemands. Les évaluations actuelles des historiens espagnols tournent autour de ces deux chiffres : 40 000 Espagnols capturés, 30 000 déportés.

Dans le système concentrationnaire nazi, ils sont distingués par le signe du Triangle Bleu réservé aux apatrides. A l’intérieur du Triangle Bleu, la lettre S pour Rot Spanier (Rouge espagnol). Ceux qui arriveront plus tard dans les camps pour faits de résistance seront la p
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