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Cercle Jean Moulin ®

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Co-Président d'Honneur Daniel Cordier, Secrétaire Particulier de Jean Moulin, Hubert Faure, membre des 177 du Commando Kieffer, membre d'Honneur Suzanne Escoffier, petite cousine et filleule de Jean Moulin Association Mémorielle Patriotique et Républicaine. cercle.jean.moulin71@sfr.fr 07 81 34 85 48


Gaullisme, année zéro : la véritable histoire du 18 juin 1940

Publié par cercle Jean Moulin sur 14 Août 2012, 22:16pm

Catégories : #Références et Gaullisme

Le général se rend aux studios de Bush House et enregistre un appel qui sera diffusé à 22 heures - AFP

Le général se rend aux studios de Bush House et enregistre un appel qui sera diffusé à 22 heures - AFP

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Nul n’a mieux forgé sa légende que Charles de Gaulle. Mais que s’est-il réellement passé à Londres en juin 1940 ? Ce soir à 22h3à sur Public Sénat

Raconter l’histoire de juin 1940, c’est raconter une aventure inouïe dont Charles de Gaulle faillit être écarté à chaque instant. Ce colonel, que certains de ses chefs tiennent pour un illuminé, promu général de brigade à titre temporaire le mois précédent, est parvenu à se faire nommer sous-secrétaire d’Etat à la Guerre le 5 juin. Pendant onze jours, il sera membre d’un gouvernement écartelé entre les partisans d’un armistice et ceux qui veulent poursuivre la lutte.

Celui que ses camarades de Saint-Cyr avaient surnommé “le connétable de France” est déjà convaincu d’avoir raison contre tout le monde. Dans la débâcle du printemps, il est amené à rencontrer Winston Churchill qui vient d’être nommé Premier ministre. Les deux hommes se jaugent, ils sont de la même étoffe.

La politique du vieux lion britannique est d’empêcher la signature d’un armistice ou à tout le moins d’empêcher qu’il soit obéi. A cette fin, le représentant de Churchill à Bordeaux, le général Spears, s’efforce de convaincre des personnalités politiques françaises de le suivre à Londres. Aux yeux des Anglais, le plus apte à prendre le relais à partir du territoire britannique serait Georges Mandel, un ancien proche de Clemenceau, déterminé face au nazisme. De Gaulle ? On ne songe à lui que pour lancer un appel à la dissidence des colonies.

L’intéressé se voit jouer un autre rôle… Avec l’arrivée au pouvoir du maréchal Pétain, l’imminence d’un armistice se confirme. Mais à quelles conditions ? Les Anglais voudraient que la flotte française rejoigne les ports britanniques en attendant l’ouverture des négociations. Pendant ce temps, de Gaulle arrache à Churchill la promesse de lui ouvrir les ondes de la BBC lorsque la nouvelle de la capitulation tombera. Au lendemain du discours prononcé d’une voix chevrotante à Bordeaux par le maréchal Pétain, le général se rend aux studios de Bush House et enregistre un appel qui sera diffusé à 22 heures.

On sait aujourd’hui (grâce à une écoute des services secrets suisses !) que le discours prononcé ce soir-là diffère du texte officiel. Le gouvernement de Sa Majesté était toujours en négociation avec la France, il n’était pas question d’insulter le maréchal Pétain. Pour plus de sécurité, les trois jours suivants, le général est interdit de parole. Lorsqu’il s’avère que Pétain va accepter un armistice qui laisse la flotte française à la merci des Allemands, les Anglais décident de jouer la carte de Gaulle.

Dans cet appel du 22 juin, le ton n’est plus le même. Le général se présente comme le chef de la résistance militaire hors de France. Inacceptable pour certains Français de Londres, dont le futur “père de l’Europe”, Jean Monnet, qui sapera l’entreprise gaullienne de toutes ses forces. Quelques jours passent, le gouvernement anglais espère encore que certains gouverneurs des colonies françaises, ou même Georges Mandel (il sera arrêté au Maroc, livré au régime de Vichy, finalement assassiné), pourront rejoindre Londres. Mais il faut se rendre à l’évidence, ce que fait Churchill quand il lance à de Gaulle son fameux : “Vous êtes seul ? Eh bien, je vous reconnais tout seul.”

Contre toute attente, ce général qui ne représente que lui-même est parvenu à devenir le chef des Français libres. Il va avoir un financement, des locaux, et s’il ne dispose que de 300 soldats en Angleterre, un certain nombre de territoires coloniaux vont se rallier au mois d’août (Tchad, Cameroun, Congo) grâce au capitaine, bientôt colonel, Leclerc.

De Gaulle n’est plus Charles Sans Terre. Il peut recruter les éléments qui constitueront les Forces Françaises libres. Au vif déplaisir des Anglais et des Américains, il instaure un Conseil de Défense de l’Empire pour gérer ces morceaux d’Empire. Plus tard, à Brazzaville, il affirme dans une déclaration la doctrine gouvernementale de cette France libre, qui devient une entité politique opposée au gouvernement de Vichy.

Cinq mois après son appel, Charles de Gaulle a réussi à i

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