Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Cercle Jean Moulin ®

Cercle Jean Moulin ®

Co-Président d'Honneur Daniel Cordier, Secrétaire Particulier de Jean Moulin, Hubert Faure, membre des 177 du Commando Kieffer, membre d'Honneur Suzanne Escoffier, petite cousine et filleule de Jean Moulin Association Mémorielle Patriotique et Républicaine. cercle.jean.moulin71@sfr.fr 07 81 34 85 48


Le Pré-d'Auge. L’abbé Lanier, résistant en soutane

Publié par via le Cercle Jean Moulin sur 12 Juin 2019, 21:18pm

Catégories : #STO, #Dachau, #camp de concentration, #Mémoire de la Déportation, #Gestapo

L’abbé Lanier revient de Dachau, accueilli à la gare de Lisieux par l’abbé Dutel et ses paroissiens.

L’abbé Lanier revient de Dachau, accueilli à la gare de Lisieux par l’abbé Dutel et ses paroissiens. | OUEST-FRANCE

Au Pré-d’Auge, il cachait les réfractaires au STO. Arrêté par la Gestapo, torturé et déporté, l’abbé Lanier a fait preuve, même dans les camps, d’une extraordinaire humanité

 

L’histoire

L’abbé Lanier est nommé, en 1933, curé de la paroisse du Pré-d’Auge. En 1939, la guerre commence. Bien que réformé pour cause de santé fragile, il se fait affecter volontairement, dès 1939, au 43e Régiment d’artillerie (RA) à Vernon, comme aumônier militaire. Grièvement blessé par un éclat d’obus logé dans sa colonne vertébrale, il revient avec un corset de fer qu’il ne quittera plus.

Dans la paroisse du Pré-d’Auge, les réfractaires au STO (Service du travail Obligatoire) sont nombreux. « L’abbé Lanier avait une liste d’adresses de personnes susceptibles de les cacher », raconte Francis Martin, membre de la société historique de Lisieux et collectionneur de nombreux documents sur Le Pré-d’Auge. L’abbé Lanier dote alors ces jeunes de faux cachets et de fausses cartes d’identité, établit une filière pour les mettre à l’abri dans des fermes voisines, et en fait passer certains en Angleterre.

« La Gestapo finira par m’arrêter »

« Il disait parfois, écrit l’abbé Pierre Arnaud, « la Gestapo finira par m’arrêter » ». Hélas, l’histoire vérifiera ses craintes. L’abbé Arnaud tombe dans un piège. Mis en confiance par deux individus, qui étaient en fait de la Gestapo, en septembre 1943, il leur donne plusieurs adresses, dont celle de l’abbé Lanier. « La Gestapo l’a arrêté le 22 mars 1944, ainsi que le maire, M. Picard, relate Francis Martin. Emmenés à la prison de Caen, le maire sera ensuite libéré, mais pas lui. »

L’un des nombreux motifs d’arrestation, outre l’activité de résistance, était d’avoir dit en chaire : « La croix du Christ vaincra toutes les croix ! » L’abbé est battu, longuement torturé, dont au niveau de sa colonne blessée. Une fracture du crâne infligée à ce moment-là sera responsable de la tumeur au cerveau dont il décédera plus tard. Il écrira : « Je me sens vraiment heureux de souffrir, je suis en paix » et ne donnera aucun nom. Il sera déporté, d’abord à l’effroyable camp de Neuengamme, puis à Dachau, où il devient le matricule 138811.

Dévoué aux autres dans les camps

Au camp, son dévouement est sans limite. « Lanier s’employait à soulager toutes les misères. Malgré sa faiblesse et la faim dont il souffrait, il se dépensait sans compter »,relate un ancien dépo

https://www.ouest-france.fr/normandie/le-pre-dauge-14340/le-pre-d-auge-l-abbe-lanier-resistant-en-soutane-6391456
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents