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Cercle Jean Moulin ®

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Co-Président d'Honneur Daniel Cordier, Secrétaire Particulier de Jean Moulin, Hubert Faure, membre des 177 du Commando Kieffer, membre d'Honneur Suzanne Escoffier, petite cousine et filleule de Jean Moulin Association Mémorielle Patriotique et Républicaine. cercle.jean.moulin71@sfr.fr 07 81 34 85 48


la maison Fernand Doré à Troyes, siège de la Gestapo, les documents de l'ADIRP10 par Jean Lefèvre

Publié par Cercle Jean Moulin sur 11 Mai 2015, 21:36pm

Catégories : #Gestapo, #Mémoire, #FNDIRP

UNE MEMOIRE MARTYRISEE

à TROYES Ville d’Art et d’Histoire.

PREMICES :

1.En 2013, -Découverte d’un panneau sur la Vallée Suisse qui indiquait au-dessus d’une photo de la maison Fernand Doré :« Dans cette maison furent martyrisés par la Gestapo des résistants, patriotes, avant d’être internés, déportés, exécutés. Souvenons-nous. Et dessous, en petit : « Elle se situait à l’angle …) Pourquoi d’abord un tel panneau ? Pourquoi cet imparfait indiquant qu’un jour, cette maison serait disparue ?

Ancien Conservatoire de musique, ce bâtiment servait encore  à cette époque, pour différents spectacles.

      2. Un incident lors d’un spectacle provoqua la fermeture de la maison. Aussitôt, la mairie décida  deux enquêtes : a) Sur le coût des réparations (normal),  b). Une enquête mémorielle ( plus curieux) Curieux, car en ce qui concerne l’histoire pendant l’occupation l’enquête voulait prouver que la Gestapo n’ était pas au 32 mais au 34 (Maison à Marot).

      3. Nous avons complétement détruit cette thèse par de nombreux documents et prouvé que la Gestapo avait occupé les 2 maisons Doré et Marot et que la Maison Doré était en 1940  le siège officiel de la Gestapo (ex. Lettres du Préfet à la Sicherheitspolizei, 32 Bd Gambetta).

      4. Aujourd’hui, la ville de Troyes et le Grand-Troyes participent au 70é anniversaire de la libération des camps, ce dont nous nous félicitons.

Elle installe une stèle face aux Maisons  Doré et Marot qui porte ces mots :

«Au cours des années 1940-1944, le long du boulevard Gambetta, furent martyrisés des résistants et des patriotes par les services de la répression nazie, avant d’être internés, déportés, exécutés. Souvenons-nous.»

Elle publie un dépliant  « Laissez-vous conter la Seconde Guerre mondiale », un parcours mémoriel qui a pour but de cibler les principaux lieux où sévirent les troupes allemandes d’occupation.

Il comporte

   - La maison de Jean Hoppenot (43 rue Jules Lebocey), Seul résistant nommé.

   - Le monument de la Résistance, place Jean Moulin.

   - Le mémorial de Buchères : 67 personnes massacrées par les SS.

   - La stèle de St Parres aux Tertres relatant la mort de 11 militaires en 1940.

   - La stèle de la Rivière de Corps qui commémore le massacre de 7 personnes en août 44.

   Sont également  cités des lieux occupés par les Allemands.

-  Le Soldatenheim au 45 rue Émile Zola,

- le collège Beurnonville (hôpital allemand),

-l'hôtel Terminus, 22 Bd Carnot (auj. Hôtel le Royal). siège de la Feldkommandantur 531 puis 533.

-le lycée Marie de Champagne (lieu de cantonnement et de combats, mais on oublie au passage Marguerite Buffard-Flavien, martyr de la Résistance qui y fut professeur, et son avenue à côté du lycée)

- L'école Jules-Ferry y figure heureusement, après tout un travail de mémoire que nous avons effectué, et  sur promesse de François Baroin d’honorer ce lieu oublié.

-la plaque commémorative place Wood et West qui libérèrent la Ville.

LES OUBLIS et des oublis de taille.

-Les Maisons Fernand Doré et Marot, 32 et 34 Bd Gambetta, siège de la Gestapo, sont oubliés (malgré la stèle puisqu’elle n’en parle pas, retenant le terme inacceptable « le long du Bd Gambetta »)

-Il n’est fait mention à aucun moment des juifs français et étrangers de tous âges, dont des enfants, qui furent amenés là avant le départ pour les camps.

-La Plaque  au 18 rue R. Poincaré où habita le savant  Paul Langevin, Résistant en résidence surveillée de 1941 à 1944.

-La maison ou la rue Maurice Romagon à Saint-Julien organisateur le 5 juillet 1940 du premier acte de Résistance de la réunion du Château des Cours. Romagon fut fusillé à Clairvaux.

-la plaque sur la maison de Jules et Louise Ferrouil, 76 Ae du Pt Wilson  à Saint-André les Vergers (Jules fusillé à Montgueux, Louise morte à Mauthausen).

-La  stèle à la mémoire du jeune Daniel Ormancey à Sainte-Savine.

-Tous ces exemples dans le Grand-Troyes.

-les 2 monuments de Montgueux ( Montchaux et le Trou de Chirac) où  furent fusillés 29 patriotes.

-la prison des Hauts- Clos, lieu important d’enfermement.

-La prison Hennequin lieu de torture et d’enfermement des Résistants.

-Le monument des 53 fusillés de CRENEY ainsi que son champ de 53 stèles.

Creney fait partie de l’agglomération  comme Saint-Parres et La Rivière de Corps. Ne pas l'inscrire dans le parcours mémoriel, c'est oublier que c'est de la prison Hennequin que partirent  les 49 résistants qui furent massacrés par des nazis français le 22 août 1944. 

Il y a là un oubli volontaire puisque 2 associations avaient signalé aux rédacteurs de la brochure qu'il ne fallait pas oublier ce lieu et ce crime. (id pour Langevin et Ferrouil).

-Une erreur : Au sujet du Monument aux Martyrs de la Résistance , il est indiqué que l’homme debout représente les survivants, non, il représente la Résistance tandis que l’homme couché représente les martyrs. (

 

On aurait pu ajouter plusieurs bâtiments troyens en plus de ceux cités :

-La Feldgendarmerie ou Verwaltungsgruppe, 30 Bd V. Hugo.

-Les bureaux d’embauche allemands (Arbeitseinsatzstab) au Crédit du Nord, et le magasin Devred.

-Le Propagandastaffel (Office de propagande) au 44 Bd Gambetta.

LA STELE enfin. Bd Gambetta, face aux maisons Doré et Marot.  Le texte qui y figure a l’air tout à fait  acceptable, mais il n’est plus dans le contexte et la parution du parcours mémoriel qui ignore les 2 maisons et leur rôle entre les mains de la Gestapo. Les minutes du procès de la Gestapo à Metz que nous avons consultées font état de 71 personnes qui y ont été torturées. Friedrich Ochs, déclare que les tortures y étaient plus sérieuses qu’à Hennequin.

Les associations patriotiques avaient accepté la phrase inscrite sur la stèle EN DEHORS de son contexte.  Comme la Maison Doré et la Gestapo disparaissent du dépliant, cette stèle muette à ce sujet, signifie que la Maison Doré doit disparaître,

Selon notre collectif, le travail de mémoire, s’il se veut tel,  est incomplet et même  bâclé.

Nous tenons à la disposition des personnes intéressées les documents prouvant que cette maison fut bien le siège officiel de la Gestapo et que la torture y sévissait.

Mais nous demandons maintenant que la phrase soit modifiée ainsi :

« Au cours des années 1940-1944, au 32 et 34 Bd Gambetta, furent martyrisés des Résistants, des Patriotes par la Gestapo, avant d’être internés, déportés, exécutés. Souvenons-nous. » 

 

 

 

 

 

 

A propos de la Maison Fernand Dore, Ancien conservatoire

Future maison des arts vivants ?

 

Aux associations et compagnies des arts vivants

Madame, Monsieur,

 

Nous vous avons sollicité dernièrement sur la question de la future utilisation de la maison Fernand Doré fermée depuis 2013.

Pourquoi cette lettre de relance ?

Plusieurs éléments et évènements récents sont venus alimenter notre inquiétude quant au devenir de ce bâtiment.

La ville de Troyes et le Grand Troyes (qui a la compétence tourisme) diffusent un dépliant intitulé « laissez vous conter la seconde guerre mondiale à Troyes et dans son agglomération » qui propose un circuit découverte, un parcours mémoriel sur « les traces de quatre années d’occupation » ciblant quelques lieux réquisitionnés et occupés par les troupes allemandes d’occupation en omettant de citer la maison Fernand Doré siège officiel de la gestapo ainsi que d’autres aussi importants.

Pourtant une plaque sur la maison Fernand Doré appelle à ne jamais oublier : « Ici durant l’occupation De 1940 à 1944, les tortionnaires de la Gestapo ont martyrisé des patriotes français avant leur exécution ou leur déportation. Français ne l’oubliez jamais ».

La ville de Troyes qui a le label « ville d’art et d’histoire » va prochainement inaugurer boulevard Gambetta face aux maisons Doré et Marot une stèle qui portera cette phrase : «Au cours des années 1940-1944, le long du boulevard Gambetta, furent martyrisés des résistants et des patriotes par les services de la répression nazie, avant d’être internés, déportés, exécutés. Souvenons-nous.»

Cette phrase imprécise (« le long du boulevard… ») qui efface  de la mémoire les maisons Doré et Marot dont on connaît justement l’histoire précise, connue de tous ainsi que  la disparition du mot Gestapo et de l’appellation  Conservatoire de musique  ne s’explique pas.

Notre impression, pour ne pas dire notre certitude  c’est que la ville de Troyes met tout en œuvre pour ignorer ce bâtiment, le rayer de la mémoire. On peut légitiment se demander si la ville n’a pas l’intention de la faire disparaître (en la laissant se dégrader) ou bien s’en débarrasser, la vendre un jour prochain.

Cette négation de l’histoire est grave. Comment appeler ceux qui nient l’histoire ?

Nous ne donnerons pas de réponse à cette question mais de nombreuses associations mémorielles, culturelles, historiques travaillent pour la mémoire de ce lieu chargé d’histoire et de culture et affirment qu’il fut bien avec la maison Marot en face, le siège de la Gestapo.

C’est pourquoi, nous vous sollicitons avec insistance parce qu’il est indispensable que les compagnies, les acteurs du spectacle vivant interviennent et fassent connaître ouvertement et sans crainte leur besoin d’utiliser la maison Fernand Doré.

 

        Nous le répétons fortement et demandons fermement que la Maison Fernand Doré soit réhabilitée et mise à la disposition des compagnies et associations culturelles.

Il faut que ce lieu soit rendu à la culture.

 

Envoyer à Collectif (1) de défense de la Maison Fernand Doré.

Je signe

(1) Anna Zajac, Jean Lefèvre, Régis Labbé, Pierre Benoit, Claire Duchiron-Vincent, Marie-Hélène Aïn, Daniel Chérouvrier, Dominique Sabroux, Jean Rovéa, Catherine Lefèvre, Françoise Cuisin,  Guy Cure, Marie-Noëlle Clément, Marc Thillerot, Claudie Blanchon, Jacky Depoix

 

Adresse postale : Anna Zajac 43 rue Jean lacoste. Troyes. 

 

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