Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Cercle Jean Moulin ®

Cercle Jean Moulin ®

Co-Président d'Honneur Daniel Cordier, Secrétaire Particulier de Jean Moulin, Hubert Faure, membre des 177 du Commando Kieffer, membre d'Honneur Suzanne Escoffier, petite cousine et filleule de Jean Moulin Association Mémorielle Patriotique et Républicaine. cercle.jean.moulin71@sfr.fr 07 81 34 85 48


Quand les Maliens mourraient pour la France - par Francis Simonis

Publié par cercle Jean Moulin sur 4 Février 2013, 16:15pm

Catégories : #Armée - défense nationale - Jean Dominique Merchet

L'historien Francis Simonis, spécialiste de l'Afrique de l'Ouest et de la période coloniale, notamment au Mali et en Guinée, réagit au discours de François Hollande à Bamako : "Nous payons aujourd'hui notre dette à votre égard".


Quand les Maliens mourraient pour la France - par Francis Simonis
«  Nous payons aujourd'hui notre dette à votre égard » a lancé, lyrique, le Président de la République  Française le samedi 2 février à Bamako. Une dette ? Quelle dette ? 
 L’Afrique Occidentale Française fut conquise au XIXe par des troupes africaines dirigées par des officiers métropolitains. Ce fut le cas du Soudan Français, le Mali d’aujourd’hui, et l’on sait, par exemple, le rôle que jouèrent ceux qui portaient le nom générique de tirailleurs sénégalais, mais dont bien peu, en fait, étaient originaires du Sénégal, lors de l’installation de la France dans la région de Tombouctou en 1894. Mais ces soldats, qui montraient leur bravoure sur leur sol natal, pourquoi donc ne pas les employer en métropole ? L’Afrique, disait-on dans le langage de l’époque, comptait des « races guerrières » qui feraient merveille sur les champs de bataille européens. Dans son roman Les morts qui parlent, le compte Eugène Melchior de Vogüe évoquait ainsi en 1899 « des baïonnettes qui ne raisonnent pas, ne reculent pas, ne pardonnent pas, des forces dociles et barbares comme il en faudra toujours pour gagner cette partie barbare et inévitable, la guerre … » 
Pour  celui qui n’était encore que le colonel Mangin en 1910, l’Afrique de l’ouest était un réservoir d’hommes quasi inépuisable. Il y avait selon lui une vocation naturelle des Africains pour le métier des armes. Il était donc possible de mettre en place une Force Noire qui volerait au secours de la mère patrie dont elle compenserait l’apathie démographique en cas de guerre européenne. « L’Afrique nous a coûté des monceaux d’or, des milliers de soldats et des flots de sang ; l’or nous ne songeons pas à le lui réclamer. Mais les hommes et le sang, elle doit nous le rendre avec usure » écrivait Adolphe Messimy dans Le Matin du 3 septembre 1910. L’Afrique serait donc soumise à « l’impôt du sang » … 
A partir de 1912, des dizaines de milliers d’Africains furent ainsi incorporés à l’armée française au sein des troupes coloniales et employés sur les divers cadres d’opération. Tous ou presque, furent recruté sous la contrainte, tans les volontaires étaient peu nombreux. Environ cent quatre-vingt mille d’entre eux pa
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents