Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Cercle Jean Moulin ®

Cercle Jean Moulin ®

Co-Président d'Honneur Daniel Cordier, Secrétaire Particulier de Jean Moulin, Hubert Faure, membre des 177 du Commando Kieffer, membre d'Honneur Suzanne Escoffier, petite cousine et filleule de Jean Moulin Association Mémorielle Patriotique et Républicaine. cercle.jean.moulin71@sfr.fr 07 81 34 85 48


Laurent Pinsolle : Quand l’Etat abandonne la santé

Publié par cercle Jean Moulin sur 23 Novembre 2012, 18:59pm

Catégories : #Nicolas Dupont Aignan & Debout la République

 

laurent-pinsolle

http://www.gaullistelibre.com/2012/11/quand-letat-abandonne-la-sante.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+gaullistelibre+%28Blog+gaulliste+libre%29


La semaine dernière, les médecins libéraux et les internes ont manifesté à Paris après avoir déclenché un mouvement de grèves auquel ils ont mis fin vendredi dernier. Si certains n’y voient qu’un mouvement de protestation de personnes qui seraient favorisées, la réalité est bien différente.
Remise en perspective
Il y a fort à parier que le gouvernement a décidé de déclencher une guerre politicienne en s’en prenant aux dépassements d’honoraire, dans la logique bien sarkozyste qui consiste à trouver un bouc-émissaire (les 35 heures, mai 68, les juges) et poser le débat dans un sens qui lui soit plus favorable. La cible est commode : de riches médecins qui se font payer parfois 3 à 4 fois plus que le plafond de la Sécurité Sociale. Le parfait bouc-émissaire pour étouffer un débat plus vaste.
Bien sûr, il y a des abus à traiter. Mais si le dépassement moyen par acte atteint 14,8 euros à Paris, 8 euros à Lyon, il n’est que de 2,1 euros à Bordeaux ou 1,5 euros à Toulouse. Bref, il s’agit d’un phénomène très concentré. Et il faut rappeler deux choses : la plupart des actes médicaux ont été très peu revalorisés (une appendicite est remboursée 190 euros, 30 de plus qu’en 1992). En outre, l’ensemble des dépassements représente 2,4 milliards d’euros, soit 1,3% des dépenses de santé.
Bien sûr, les revenus des médecins sont élevés, mais outre le fait qu’ils n’ont pas progressé (contrairement à beaucoup de professions CSP+ : finance, avocats…) les comparaisons internationales démontrent que les médecins français ne sont pas spécialement bien traités (notamment les généralistes). En outre, leurs salaires ne sont pas délirants étant donnés la durée extrêmement longue des études, le niveau des charges (près de 50% des revenus) ou l’implication demandée.
Enfin, il ne faut pas oublier que les médecins ne sont pas opposés à des mécanismes de régulation, mais à condition que les tarifs du secteur 1 soient revus, ce qui serait la moindre des choses. Le Bloc, qui a été en pointe de ce mouvement, a fait des propositions équilibrées à la ministre. Il faut également noter que les médecins s’opposent également à la réforme du mécanisme de sanction, qui donnerait la main à l’administration, en en excluant les professionnels de santé.
Selon que vous êtes puissants…
En fait, la question de la santé fait penser au dernier livre de Jospeh Stiglitz qui dénonce les rentes. Car il y a une grande différence entre les différents acteurs. D’une part, les laboratoires pharmaceutiques et les mutuelles continuent à bien se porter et font des profits absolument colossaux. Mais de l’autre, la grande majorité des pharmaciens et même des médecins souffrent d’une dégardation de leurs conditions de travail qui pourrait bien remettre en cause notre système. 
Il est plus facile de jeter à la vindicte populaire les médecins que de vraiment traiter les grands sujets… En effet, une étude de la CNAM montre que nous dépensons 114 euros par habitant et par an en médicaments, contre 59 à 94 euros par an pour les autres grands pays comparables. Il y aurait 10 milliards d’économie à trouver ici. En outre, on peut aussi poser la question de l’hôpital dont la gestion ne favorise pas toujours l’économie, notamment du fait de l’implication des élus locaux.
Dernier rappel, on peut également se poser la question des mutuellesqui brassent aujourd’hui environ 40 milliards d’euros et jusqu’à 25% de frais de gestion (comme l’illustrent les nombreuses campagnes de publicité ou de sponsoring) pour les moins économes. Ici, les gouvernements n’agissent pas et laisse
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents