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Cercle Jean Moulin ®

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Co-Président d'Honneur Daniel Cordier, Secrétaire Particulier de Jean Moulin, Hubert Faure, membre des 177 du Commando Kieffer, membre d'Honneur Suzanne Escoffier, petite cousine et filleule de Jean Moulin Association Mémorielle Patriotique et Républicaine. cercle.jean.moulin71@sfr.fr 07 81 34 85 48


Que faire des mineurs délinquants ?

Publié par cercle Jean Moulin sur 13 Février 2013, 15:04pm

Catégories : #sécurité sûreté en générale (&ancienne Catégorie)

Pour la première fois depuis leur création, il y a dix ans, les centres éducatifs fermés font l'objet d'une évaluation. Le rapport remis à Christiane Taubira rouvre le débat autour de ces petites structures qui accueillent des délinquants juvéniles graves ou récidivistes.

DELAGE JEAN-MICHEL/SIPA
DELAGE JEAN-MICHEL/SIPA
Regard buté, visage fermé, corps tendu, Arnaud est sur le point de péter un câble. Il ne supporte plus d'être là. Sa violence est palpable, à tel point que tous les éducateurs du centre éducatif fermé (CEF) du Syssition, à Thierville, se sont mis en alerte rouge. Placé depuis l'âge de 2 ans, le jeune garçon traîne, à 16 ans, une lourde histoire d'alcool, de délits, de bagarres et d'agressions. Au CEF, il s'est déjà battu avec deux de ses compagnons et il a pris un éducateur technique en grippe, l'insultant sans cesse et le menaçant. Alors Julien Bichebois, l'un des deux chefs de service, s'est assis avec lui au soleil. Il lui a rappelé que, s'il continuait à déconner, le juge pouvait très bien l'envoyer en prison. Arnaud a paru se calmer. 

Le CEF comme dernière solution à la taule pour les mineurs ? Un rapport d'évaluation, commandé cet été par la ministre de la Justice, Christiane Taubira, à l'Inspection générale des affaires sociales et l'Inspection générale des services de la justice, vient d'être remis Place Vendôme le 1er février. Il doit dire notamment si ces établissements qui allient contraintes, éducation et réinsertion sont un bon outil pour traiter des populations de jeunes multirécidivistes ou primo-délinquants graves et si leurs résultats justifient un coût de fonctionnement exorbitant : 640 e par tête et par jour. 


Jusqu'à une date récente, le consensus semblait assuré dans l'univers des 44 CEF nationaux qui accueillent 485 mineurs de 13 à 18 ans, garçons et filles, avant ou après jugement, mis à l'épreuve ou en peine de substitution. Une fois n'est pas coutume, Nicolas Sarkozy et François Hollande, en campagne, étaient d'accord pour les développer. Jusqu'à ce que - patatras ! - le 7 août dernier, presque dix ans après leur création, en septembre 2002, par Dominique Perben, Christiane Taubira remette tout en question dans une interview à Libération :«Personnellement, je suis sensible au milieu ouvert pour une réalité simple : 80 % de non-récidive. [...] Il faut sortir du fantasme CEF. Il faut arrêter de dire que c'est "la" solution.» «Conception naïve de la justice !», «Fossoyeur de l'autorité judiciaire !», les snipers de la droite sécuritaire avaient dégainé dans la foulée. 

Comme à la naissance des CEF, la surpolitisation est venue pourrir un débat qui mériterait plus de hauteur. «L'état d'une société se juge aussi par le traitement judiciaire qu'elle réserve à ses mineurs», commente Christine Lazerges, professeur à l'université Paris-I et ex-conseillère de Lionel Jospin. L'ancie
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