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Cercle Jean Moulin ®

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Co-Président d'Honneur Daniel Cordier, Secrétaire Particulier de Jean Moulin, Hubert Faure, membre des 177 du Commando Kieffer, membre d'Honneur Suzanne Escoffier, petite cousine et filleule de Jean Moulin Association Mémorielle Patriotique et Républicaine. cercle.jean.moulin71@sfr.fr 07 81 34 85 48


Triangles roses par Anthroposis

Publié par cercle Jean Moulin sur 15 Février 2012, 23:29pm

Catégories : #LGBT homophobie biphobie - lesbosphobie transphobie


Histoire d'une déportation évincée

Ces pages sont consacrées à un thème jusqu'à très récemment écarté des livres d'histoire, de la mémoire collective et de l'iconographie officielle de l'univers concentrationnaire, celui de la persécution par les nazis de centaines de milliers d'individus et de la mise à mort de dizaines de milliers d'entre eux en raison de leur seule orientation sexuelle.

Une gangrène sociale

Dans l'Allemagne nazie, le 8 mars 1933, les premiers camps de concentration ouvrent leurs portes. Berlin, qui était considéré comme la capitale de la liberté homosexuelle, devient le théâtre d'une active répression : les boîtes de nuit, les lieux de rencontre, les cafés et les bars homosexuels sont fermés, et les hommes qui les fréquentaient sont arrêtés, incarcérés ou déportés. Les nazis ont entrepris de purifier l'Allemagne de ce qu'ils considèrent comme une gangrène sociale.

Les homosexuels arrêtés pour infraction au paragraphe 175 du Code pénal allemand qui réprime les relations "contre nature" entre hommes sont soit incarcérés soit transférés vers des camps de concentration. Bon nombre d'entre eux sont placés en détention au terme d'une décision administrative et non judiciaire. Plus tard, une fois le régime installé, certains homosexuels découverts au sein de l'armée, de l'administration ou autres corps d'élite nazis seront exécutés sans autre forme de procès.

L'objectif des nazis n'est pas, comme dans le cas d'autres minorités, d'exterminer les homosexuels. Il s'agit fondamentalement de modifier par le chantage, la contrainte et la force si nécessaire le comportement d'asociaux incapables de procréer et susceptibles, parce qu'intrinsèquement corrupteurs, de détourner la jeunesse du Reich de sa mission "historique" : la guerre et la conquête d'un espace vital à l'Est.

Pour parvenir à cette fin, la science elle-même est mise à contribution. De nombreuses expériences "médicales", parmi lesquelles des castrations par exposition aux rayons X, des implantations de glandes synthétiques, seront effectuées sur les déportés homosexuels dans le but de les ramener à la normalité. En 1939, le Reichsführer S.S. Heinrich Himmler, principal artisan de la chasse aux "invertis", autorise les commandants de camp à faire pratiquer des castrations sur les détenus homosexuels. Beaucoup mourront des suites de ces interventions.

Triangles roses

Dans les camps nazis, les déportés homosexuels doivent porter un triangle rose, pointe tournée vers le bas, qui les identifie comme tels. La hiérarchie concentrationnaire les place au plus bas de l'échelle sociale des camps, ce qui ne leur permet guère d'entretenir des relations d'entraide avec les autres déportés et d'améliorer ainsi leurs chances de survie. Victimes expiatoires toutes désignées puisque déjà mises au ban de la société non carcérale, les homosexuels sont, à l'instar des Tziganes, astreints aux travaux
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