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Cercle Jean Moulin ®

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Co-Président d'Honneur Daniel Cordier, Secrétaire Particulier de Jean Moulin, Hubert Faure, membre des 177 du Commando Kieffer, membre d'Honneur Suzanne Escoffier, petite cousine et filleule de Jean Moulin Association Mémorielle Patriotique et Républicaine. cercle.jean.moulin71@sfr.fr 07 81 34 85 48


Conservatisme par Jérémy Mercier

Publié par cercle Jean Moulin sur 25 Juin 2012, 16:30pm

Catégories : #blog ami et-ou républicain et patriote

Longtemps, le terme conservatisme fut utilisé par les conservateurs pour justifier la nécessité de s’opposer à tout changement dans la vie matérielle, morale et plus largement dans l’ordre des idées progressistes et des droits sociaux au profit de Bonaparte. Le conservatisme veille, avec un Sénat dominé par le « parti de l’Ordre » en 1848, à faire maintenir les inégalités économiques, les opinions royalistes, légitimistes ou orléanistes et le pouvoir d’Etat en place, plutôt que de privilégier l’émancipation humaine et les idées républicaines. Ce « conservatisme » participera à l’éviction des « socialistes » du gouvernement que les classes populaires avaient imposé en février de la même année (Louis Blanc, Alexandre-Albert Martin, etc.). Il en va ainsi lorsque Chateaubriand conte par exemple, dans ses Mémoires d’Outre-Tombe, la création du journal le Conservateur avec Lamennais et de Bonald. Il s’agit de s’opposer à tout changement social, comme à toute modification des institutions politiques ainsi qu’à propager dans la société les idées antirépublicaines. En somme, le conservatisme se justifie en convaincant les masses de se protéger du désordre en votant pour les partis bourgeois ou princiers. Tout changement de paradigme politique est littéralement confisqué par la doctrine conservatrice, que l’on retrouve d’ailleurs, au moment de la Commune ou de l’affaire Dreyfus, à justifier le pouvoir de l’État pour l’État. Les conservateurs légitiment toujours la nécessité de l’ordre et le non-changement des institutions politiques au risque, disent-ils, de voir le pays se transformer en ruine. 




Ce terme que l’on croyait avoir progressivement abandonné en France au profit de son infusion (et usage) répandue dans le monde anglo-saxon (Conservative Party, le Tory), est toutefois revenu en force en France. Dès 2004, Emmanuelle Mignon se préparant à devenir l’une des principales conseillères de l’ancien Président Nicolas Sarkozy pouvait expliquer : « J'ai toujours été conservatrice, j'aime l'ordre. Je crois à l'initiative individuelle, à l'effort personnel et, en matière économique, à la main invisible du marché » (Le Monde, 7 septembre 2004). Pourvu d’une doctrine économique (la conservation des inégalités), politique (le maintien de l’ordre) et idéologique (l’antisocialisme), le conservatisme à la française ne justifie plus uniquement l’État pour l’État, comme les esthètes le feraient de l’art pour l’art, et l’ordre pour l’ordre. S’y ajoute une morale bien particulière que l’on pourrait nommer la morale traditionnelle du néolibéralisme. C’est précisément, aujourd’hui, cette morale qui semble faire davantage 

http://www.le-groupe-republique.fr/index.php?theme=&number=60&articlenum=869

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