À compter du dimanche 23 septembre prochain, la toute première enquête sur la biphobie aura lieu en France. Les organisateurs/trices ont choisi cette date car il s’agit de la Journée internationale de la bisexualité et qu’ils/elles souhaitent mettre en avant la singularité de la biphobie par rapport à l’homophobie (pour tous les événements liés à cette journée, plus d'informations sur le blog Le Biplan). Les personnes bisexuelles sont en effet souvent victimes d’une double discrimination: l’habituelle «discrimination hétérosexuelle», mais aussi celle qui provient de la communauté LGBT. Co-présidente du MAG, Rania fustige ainsi les clichés que beaucoup collectionnent sur les licornes (leur petit nom sur Yagg) parfois décrit-e-s comme «inconstant-e-s» et «infidèles». Les personnes qui répondront à l’enquête renseigneront par exemple si elles pourraient «développer des sentiments amoureux pour un-e bi-e» ou si elles considéreraient possible d’avoir une relation sexuelle avec quelqu’un de cette orientation.

Autre thématique abordée: «l’invisibilité» des bi-e-s, que ce soit dans les médias ou dans l'entourage privé. La consultation vise à obtenir des sondé-e-s qu’elles/ils donnent le nom de licornes célèbres et l’exercice peut parfois s’avérer périlleux. «Des gays et des lesbiennes, on en connaît, glisse Rania. Mais c’est rare qu’il y ait des bi-e-s dans l’espace médiatique.» Une discrétion qui se poursuit jusque dans les instances des associations LGBT où, dit-elle, «les questions sur les bi-e-s sont reléguées au second plan».

La lutte menée par les pouvoirs publics contre l’homophobie a sensiblement amélioré la situation des bisexuel-le-s, mais des clichés toujours véhiculés sur les bi-e-s ne sont «pas déconstruit

http://yagg.com/2012/09/22/une-premiere-enquete-sur-la-biphobie-lancee-en-france/