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Cercle Jean Moulin ®

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Co-Président d'Honneur Daniel Cordier, Secrétaire Particulier de Jean Moulin, Hubert Faure, membre des 177 du Commando Kieffer, membre d'Honneur Suzanne Escoffier, petite cousine et filleule de Jean Moulin Association Mémorielle Patriotique et Républicaine. cercle.jean.moulin71@sfr.fr 07 81 34 85 48


Islande : l’exemple venu du froid par Laurent Pinsolle

Publié par cercle Jean Moulin sur 14 Septembre 2012, 22:11pm

Catégories : #Nicolas Dupont Aignan & Debout la République

Blog gaulliste libre

C’est un cas dont on parle insuffisamment. Alors qu’en Europe, on sauve à tout prix les banques, et que l’on glorifie la rigidité monétaire de l’euro, qui rend impossible toute dévaluation, le cas de l’Islande démontre qu’une autre voie est possible, comme le rapporte Paul Krugman dans son dernier livre.
Un plan B face à la crise
Si les Islandais n’ont pas fait pareil que les autres pays, c’est à cause de la taille des problèmes qu’ils affrontaient avec un secteur bancaire dont les actifs représentaient 11 fois le PIB avant la crise, dont une fameuse banque Icesave, populaire en Grande-Bretagne. Le cas Islandais a été mis en avant par Paul Krugman début 2011, qui avait fait un parallèle entre la situation du petit pays scandinave et de l’Irlande pour souligner que le premier s’en sortait bien mieux.
Deux décisions expliquent la réussite du pays. Le premier est une dévaluation de 60% de la couronne pour relancer les exportations et rééquilibrer son commerce extérieur. Cela permet au pays d’afficher un taux de croissance de 3% cette année, contre une plongée en dépression dans la zone euro, comme le rapporte la Tribune. Mais ce n’est pas tout, alors que tous les pays sauvent leurs banques, l’Islande les a laissé faire faillite, puis les a nationalisé et n’a sauvé que les épargnants.
Cela n’était pas neutre car les banques islandaises s’étaient beaucoup développées à l’étranger et avaient beaucoup de créances à l’étranger. Dans un premier temps, le gouvernement islandais avait décidé de les honorer, parvenant à un accord avec Londres notamment. Mais un référendum d’initiative populaire, gagné à 93% a bloqué le plan gouvernemental. Les Islandais ont notamment refusé d’honorer les créances dues aux créanciers et épargnants étrangers, provoquant un scandale.
Les leçons venues du Nord
Le cas de l’Islande démontre à nouveau qu’une dévaluation bien gérée est le meilleur moyen pour relancer la croissance d’un pays en difficulté, soulignant encore une fois les problèmes posés par la monnaie unique. Mais il démontre également que la plupart des pays ont sans doute été beaucoup trop indulgents avec le secteur bancaire pendant la crise. Bien sûr, il ne fallait pas seulement laisser faire faillite les banques, mais aussi les nationaliser juste après pour sauver un système bancaire.
Les solutions où les banques centrales fournissent des centaines de milliards de liquidités aux banques (1000 milliards en trois mois dans la zone euro) sans la moindre contrepartie, sont une énorme subvention au système bancaire. La solution islandaise est beaucoup plus juste car elle préserve l’intérêt des déposants (dont l’épargne est protégée), de la société (en nationalisant le système bancaire) tout en s
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